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A savoir sur Saint-Paul-sur-Ubaye :

Géographie 

Saint-Paul-sur-Ubaye se situe à 1470 mètres d’altitude, dans la haute vallée de l'Ubaye, sur la route de Vars. Installé au pied du massif de Chambeyron, il est le plus haut village des Alpes-de-Haute-Provence, et la seule commune à avoir plus de 30 sommets supérieurs à 3000 mètres sur son territoire.

Le village compte plusieurs hameaux dépendants :

Il s'agit d'une des communes les plus étendues de France. Elle est traversée par les sentiers de grande randonnée, GR 5 et GR 6.

Points remarquables :

Histoire 

Quelques découvertes d’objet de fer et de monnaies romaines attestent de la fréquentation du territoire de la commune aux époques protohistoriques et antiques. Des vestiges ont été mis au jour à Saint-Paul, Tournoux, Gleisolles. La via Lictia traversait le territoire de la commune.

Ce fut Saint-Paul-sur-Ubaye, qui, comme le reste de la vallée de l'Ubaye, dépendait du comté de Provence, se donna en 1383 au comte de Savoie, sans réactions de son suzerain. En 1388, le reste de la vallée suit Saint-Paul. De ce fait, l'Ubaye reste savoyarde jusqu'au traité d'Utrecht de 1713. La commune a ainsi à souffrir du passage des armées françaises et piémontaises au XVIIe siècle.

Durant la Révolution, la société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Monts.

Toponymie

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (castrum Sancti Pauli), d’après le nom du saint fêté en juin (probablement saint Paul).

Lieux et monuments


Art religieux 

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul

L’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, à Saint-Paul, construite à la fin du Moyen Âge, est démolie en 1591, à la fin des guerres de religion. Sa reconstruction se situe au XVIIe siècle, avec renouvellement de la charpente en 1762. Une partie du chœur d’origine subsiste (1452). Elle est fortifiée en 1696.

En 1959, une travée s’effondre, suite au tremblement de terre du 5 avril. Sa reconstruction est achevée en 1969. Elle était classée monument historique depuis 1921.

Dans son état actuel, l’église compte une nef de deux travées voûtées d’ogives. Le chœur est une simple travée supplémentaire, à chevet plat ; lui aussi est voûté sous croisée d’ogives. Au sud, une chapelle barlongue donne dans le chœur. Les chapiteaux sont ornés de têtes d’hommes et d’animaux en relief, les clefs de voûte portent des agneaux ou des blasons. Tout l’extérieur est parcouru d’arcatures aveugles, survivances de la bande lombarde. Les portails sud et occidental sont décorés, le second ouvre sous un linteau et date du début du XVIe siècle. La base du clocher est probablement la partie la plus ancienne de l’église (1390), mais l’essentiel de la tour, percée de fenêtres géminées, date du XVIe siècle ; le clocher a été réparé en 1829.

Sur le tympan du portail occidental, se trouve une déposition de Croix qui était cachée sous un enduit. D’autres fresques ont été découvertes dans les années 1960 dans le chœur, sous les boiseries. Elles ont été peintes au XVIe siècle par des peintres italiens et représentent Dieu le Père, des anges, la Vierge et la Vision de saint Paul. Elle possède trois autels avec retables en bois, partiellement peints et partiellement laissés au naturel, ou dorés, classés et un antependium très rare, en toile peinte, du XVIIe siècle, classé monument historique au titre objet.

Enfin, le monument aux morts, placé dans l’église, est un bronze de Landowski[24].

Autres églises et chapelles 

L’église Saint-Thomas au hameau de Tournoux, de style gothique, remonte au XIIIe siècle, bien que les voûtes soient plus récentes. Des baies géminées ouvrent dans la tour du clocher, dont la base est romane mais les étages du XVIe ou du XVIIe siècles. Un bas-côté lui a ensuite été ajouté à gauche. Le linteau du portail est supporté par deux corbeaux, reposant sur deux personnages sculptés (sculpture du XVe ou du XVIe siècle).

L’église Saint-Antoine au hameau de Maurin (classée monument historique), dont les fondations sont du XIIe, est reconstruite après qu’une avalanche l’ait détruite en 1531. Les trois travées de la nef et le chœur sont romans, ainsi que les sculptures de marbre rose du portail : elles peuvent être d’origine ou bien de style archaïque du XVIe siècle. L’ensemble du retable et de son tableau, datés du XVIIe siècle, sont classés. Sa croix de procession en étain repoussé et cuivre doré, du XVIIe siècle, est classée.

L’église Saint-Jean-Baptiste au hameau de Fouillouse, est reconstruite en 1549, avec une voûte en berceau brisé plus tardive. Le clocher-mur, à trois baies, est de belle taille. Elle possède quelques statues, du Christ en poutre de gloire (classée) et de saint Jean-Baptiste, du XVIIe siècle mais d’un style extrêmement fruste. Les bustes reliquaires (dont un à saint Jacques) sont raides et archaïques, bien qu’eux aussi du XVIIe. Elle possède un antependium très rare, en tapisserie du XVIIe ou du XVIIIe siècles, classé.

L’église de Combremond, ou Saint-Antoine de Maljasset, au quartier de Maurin, détruite par une avalanche en février 1531, date du début du XVIe siècle.

La chapelle de Gleizolles, en ruines, dont subsiste le chœur, sous croisée d’ogives, date du début du XVIe siècle.

La chapelle des pénitents, de grande taille, avec une nef à trois travées, avec des baies côtés nord et sud, date du XVIIIe siècle.

L’église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur, au hameau de la Grande Serenne, est l’ancienne église paroissiale du hameau (1829). Son plan est en croix latine, avec une coupole et une nef d‘une travée. Son ciboire en argent, du XVIIIe siècle, est classé.

L’autel de la chapelle du hameau de Prads, en bois taillé, du XVIIIe siècle, est classé au titre objet.

Dans le mobilier de l’église Saint-Sébastien  au hameau de Mélezen, figurent une croix de procession en métal argenté du XVIIe siècle, classée, et un ciboire d’argent du siècle suivant.

Art funéraire

L’enclos et la porte du cimetière de Maurin sont classés monument historique.

Architecture utilitaire 

La fontaine de Saint-Paul est surmontée d'une colonne, et date de 1715. Trois fontaines de la Grande Serenne sont datées, de 1846, 1893 et 1861.

La mairie porte encore sur son linteau la date de 1737, mais a subi de nombreuses modifications depuis.

Cadrans solaires 

Sur la maison Toniet, un cadran solaire porte la légende « Je suis pendu à la muraille pour enseigner l’heure qu’il est aux braves gens et à la canaille ». Sur l’église de Maurin reconstruite après l’avalanche de 1531, un cadran solaire date de 1837[53]. Un cadran de Zarbula, datant de 1860, restauré en 1990, et portant la légende « Vita fugit sicut umbra » (en latin la vie passe comme l’ombre).

À Fouillouse, se trouvent six cadrans anciens :

À Serennes, se trouvent six cadrans anciens :

Par ailleurs, la plupart des maisons du hameau sont datées (entre 1850 et 1914).

Au village de Saint-Paul, quelques cadrans sont remarquables :

Au Mélézen, on peut remarquer :




Source wikipédia article sur Saint-Paul-sur-Ubaye

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