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Géographie

Apt est située sur l'ancienne voie Domitienne. Son centre ville, groupé autour de la cathédrale Sainte-Anne, occupait jadis une île.

Situation: 35 km de Cavaillon, 38 km de Manosque, 45 km de Forcalquier,50 km d'Aix en Provence,53 km d'Avignon (gare TGV) et 780 km de Paris


Transports

Relief

La ville s'est construite dans une vallée entre le Massif du Luberon et les Monts de Vaucluse.

Géologie

Géologiquement, on trouve majoritairement trois types de sols :

Le reste, sur la partie à l’ouest de la commune d’Apt, au début de la vallée du Calavon, entre Gargas et Apt, est une succession de sols (Jurassique supérieur, Crétacé, Paléocène) avec calcaires argileux, marnes bleues, calcaires à faciès Urgonien, calcaires argileux, sables est argiles du paléokarst

Apt a un sens particulier pour les géologues puisqu'il est à l'origine de la couche géologique que l'on nomme l'Aptien (Crétacé inférieur, entre -125 Ma et -112 Ma.).

Hydrographie

La ville est traversée par le Calavon.

Cinq rivières : le Calavon, la Dôa, la Riaille, la Marguerite, le Rimayon.

Climat [modifier]

Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m)

Histoire

Préhistoire et antiquité 

Les premiers habitants de ce qui deviendra plus tard Apt se sont installés sur deux sites préhistoriques de grande importance pour l’archéologie régionale. Le premier était situé aux Agnels, proche du hameau du même nom, près du ruisseau de la Mauragne. Il a livré un important matériel mésolithique daté d’entre -9 000 à –6 000 avant notre ère. Plus de cinq mille silex taillés y ont été répertoriés correspondant à huit types différents. Les chasseurs-cueilleurs, qui ont fréquenté ce lieu de rendez-vous, consommaient de l’auroch, du cerf, du sanglier et du lapin. Le second à Roquefure, sur la rive gauche du Calavon, a permis d’étudier neuf niveaux archéologiques allant de la fin du paléolithique jusqu’à celle du néolithique.

La cité d’Apt fut fondée en –45 sur ordre de Jules César et achevée en cinq ans. Elle prit le nom de Colonia Apta Iula Vulgentis et devint la capitale de la tribu des Vulgientes. Plusieurs oppida prè-romains ont été construits sur les hauteurs de la ville, afin de la protéger et de maintenir la paix. Certains d'entre eux sont rasés par les Romains (comme l'oppidum de la colline du Pérréal). La cité Julienne est désormais l'une des étapes importantes sur la Via Domitia unissant Rome à l’Espagne.

À l’époque de la Gaule narbonnaise dont Apt est l'une des vingt-quatre cités, avec environ 10 000 habitants, deux inscriptions notent que la ville est alors connue sous les noms de col. Iul. Apta et de Nymphus Attis.

Apta Julia atteint sa plus grande prospérité au IIe - parmi ses concitoyens la cité s’honore alors d’avoir Marcus Cornelius Fronton, l’ami des empereurs Hadrien et Antonin le Pieux qui sera le précepteur de l’empereur Marc Aurèle - et au IIIe siècle.

La cité est dotée d’un Forum, d’un Arc de Triomphe, d’un Capitole, de temples, de thermes et d’un théâtre. Les fouilles ont permis de calculer qu’il était équivalent à celui d'Orange.

L’évêché d’Apt fait parti des seize diocèses dont les évêques sont présents ou représentés à Arles lors du premier concile d’Occident en 314.


Moyen Âge [modifier]

La ville se dote de fortifications dès le Haut Moyen Âge mais est néanmoins pillée par les Sarrasins vers 895.

Du Xe au XIIe siècle, c'est une co-seigneurie des évêques et des seigneurs d'Agoult-Simiane, puis jouira d'une administration consulaire jusqu'au milieu du XIIIe siècle.

1258 est une année clef pour les Aptésiens. Sous la pression de Charles 1er d’Anjou, comte de Provence, Apt comme toutes les grandes villes du comté se voit supprimer son «consulat». L’antique sceau marqué « Sigillum Comitii Aptensis » est alors remplacé par celui frappé aux armes d’Anjou et d’Aragon (or et sang) et porte désormais gravé « Sigillum Curiae Civitas Aptensis».

La cité est alors administré par Pierre Bayle, son prince-évêque qui a la haute main sur le quartier de la Bouquerie, et par un bayle nommé Petrus (Pierre) qui administre le quartier Saint-Pierre.

Le bayle ou bailli, qui était juge comtal, a sous sa juridiction toute la région comprise entre la Durance et le comté de Sault suivant une diagonale allant de Saint-Martin-de-Castillon à Mérindol.

Les princes-évêques d’Apt furent amenés à jouer un rôle international. En 1286, alors que Charles II le Boiteux, héritier du comté de Provence, était prisonnier de Jacques d’Aragon qui s’intitulait roi de Sicile, les deux princes parviennent à conclure le traité de Cefalù. Sa copie est portée au pape Honorius IV par le prévôt et l’évêque d’Apt Raymond 1er de Bot. Mais le pontife refuse de l’entériner et le casse par une bulle du 4 mars 1287.

Seconde date importante au Moyen Âge pour la cité Julienne, celle du 28 mars 1362 où est ouvert le premier registre des délibérations municipales. C'est grâce à lui que nous savons qu'en 1365, les syndics de la ville offrent des fruits confits d’Apt au pape Urbain V.

Renaissance

Le marché hebdomadaire d’Apt a atteint une notoriété qui dépasse largement le cadre local et même régional. Sa tenue est due à deux René. Tout d’abord le Roi René qui en 1470 accorde à la cité le droit de tenir marché tous les mardis. Puis en 1523, René de Savoie, dit le Grand Bâtard, comte de Tende et gouverneur de Provence le déplace du mardi au samedi matin.

Cette période idyllique va prendre fin en pleines vendanges au cours du mois de septembre 1540. Le nouvel évêque d'Apt, Pierre de Forli, fait arrêter Louis Serre et son beau-frère Collin Pellenc, vignerons au Plan d'Apt alors qu'ils descendent leurs raisins dans leur cave de la rue Bouquerie.

Pellenc, par deux fois, avait été inquiété par le Tribunal de l'Inquisition en 1532 et 1535. Reconnu récidiviste, il est condamné à être brûlé vif au Postel, sur la place des Jacobins.

C'est le point de départ d'une répression massive contre les Vaudois du Luberon et leurs barbes. Le Parlement d'Aix-en-Provence, sous la présidence de Jean Maynier d'Oppède, publie de 18 novembre 1540, l'Arrêt de Mérindol qui condamne 49 personnes nommément désignées à être brûlées vives.

Période moderne

En 1660, la reine Anne d'Autriche vient à Apt rendre ses vœux à Sainte Anne.

En 1770, François et Jacques Moulin, fils de César, le maître faïencier de Castellet, s’installent à Apt. En travaillant et en mêlant différentes argiles, ils vont inventer la «marbrure aptésienne». Leurs successeurs au XIXe siècle fabriquent des assiettes en forme de feuilles de vignes qui sont de nos jours particulièrement recherchées. Au XXe siècle, la tradition a été reprise par Léon Sagy et les Bernard.

Toponymie

Charles Rostaing, le grand spécialiste de la toponymie provençale, suggère comme origine de son nom une racine ligure HATH correspondant à un oronyme (nom de montagne).

Armes de la ville d'Apt :

« De gueules, à une épée d'or posée en pal dans son fourreau de sable, bouclée d'or, la bouterolle de même, avec cette devise : FELICIBUS APTA TRIUMPHIS. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)


Économie 

Ressources et productions 

Mines

Agriculture

Au XVIIe siècle, Joseph-François de Rémerville, dans son Histoire de la ville d'Apt appelle son terroir « une fontaine de vin et d'huile » (vini et olei ubera). Aujourd'hui la commune produit des vins AOC Ventoux et Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues







Source wikipédia article sur Apt

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